Cette fois peut-être de Kasie West
Feel good·5 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2020. Voici notre fiche de lecture.
Avec Sophie Evans, fleuriste de quartier, et l’arrogant Andrew Hart, Kasie West signe une romance douce-amère sur l’ambition, la famille et les changements de regard. On a aimé la légèreté, les piques bien envoyées et un héroïne qui ne rentre pas les épaules.
- Une romance estivale entre décor de mariage et embrouilles familiales.
- Des dialogues piquants et une galerie de personnages secondaires savoureux.
- Un récit qui plaira aux fans de l’autrice, même s’il reste classé « confort ».
Une histoire de saison
Sophie Evans a un planning en béton : mariages, enterrements, baptêmes, elle connaît chaque salle des fêtes du secteur. Ses journées sont ponctuées par les compositions florales et les urgences de dernière minute, avec en ligne de mire son futur d’école de design. Le monde est un bouquet mal ficelé qu’elle apprend à tenir.
L’arrivée d’Andrew Hart complique la donne. Le fils de cette nouvelle figure politique locale accompagne son père sur tous les rendez-vous, aussi sûr de lui qu’un paon dans un parterre de roses. Pour Sophie, c’est une peste ambulante qui désorganise ses plannings. Pour autant, quand les circonstances les rapprochent, on devine que les piques cachent peu à peu autre chose.
C’est dans ce va-et-vient entre des scènes de cuisines bondées et des cérémonies qui virent au pire que le récit trouve son élan. Les détails du métier de fleuriste, bien rendus, plantent un décor que l’on voit, et la gestion des conflits familiaux ajoute une texture qui évite la simple plaisanterie.
C’est quoi l’histoire ?
Sophie veut payer son école de design, mais sa famille instable et un soupçon de rivalité avec Andrew la mettent au défi. Une romance qui commence sur les chapeaux de roues.
Le roman s’organise autour d’un été chargé pour Sophie : chaque événement est une occasion de la retrouver dans sa ville natale, qui ressemble souvent à une petite communauté étouffante. Andrew est en plan, médiateur de son père ; il est le genre de garçon que l’on croit tout avoir, mais qui ll’a jamais eu à être un autre.
Les rencontres entre eux sont des joutes verbales réussies, et l’on suit la lente fissure sous controlé de leurs premières idées : l’une pense qu’il est superficiel, lui la croit froide. Dans l’ombre, la question de l’avenir de Sophie ne la quitte pas, et l’argent gagné elle doit le soutenir souvent sa famille.
L’action se développe entre mensonges, maladresses et une seconde chance. Pas de deus ex machina, mais un chemin raisonnable vers une résolution douce, fidèle au feel-good.
Un humour bien dosé ?
Oui, le rire vient des quiproqués et des réflexions intimes de Sophie, sans insister. De bonne qualité, mais pas de vagues fou rires.
La force humoristique réside dans le décalage : héroïne appliquée et désespérée devant des tâches absurdes, et un Andrew souvent présent pour la provoquer, non pas en méprisant, mais avec un flegme aggravant. Les dialogues où ils se chambrent est un régal.
Les seconds rôles – une sœur délurée, un ami serveur aux remarques acérées – souvent des répliques-slogans. Sans jamais tomber dans la surécriture, on sourit régulièrement, et l’aute équilibre bien la comédie et le développement émotionnel des personnages.
Référence du livre, publié chez Hugo roman en 2020, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.
Faut-il le lire ?
Oui, si vous aimez les romances modernes à l’amabilité simple. Et un bon bain de joie pour un après-midi seul, ou au bord de piscine.
Ce roman ne révolutionne pas le regard sur le genre, mais il emplit le rôle qu’il se donne : distraire et rassurer. Sa lecture est fluide, les efforts de conception ne sont pas compass, et l’on est content de retrouver la verve comique de Kasie West qui n’en fait pas trop.
Le plus beau allile réside dans les conseils autour de l’ingenuité : Sophie n’est pas une gentille fille sans aspérités, et ses erreurs la rendent humaine. Le rythme est vif, avec une seconde moitié plus profonde qui ménage une surprise toute simple.
On la recommande aux lectrices et lecteurs en quête d’une romance touchante mais sans gravité lourde. On referme vite avec le sourire, et c’est aussi un petit tour de force que de réussir à leisser une impression positive si durable.
Questions fréquentes
Est-ce la meilleure porte d’entrée dans l’oeuvre de Kasie West ?
Une bonne porte d’entrée, car il est léger et représentatif de son style. Mais si vous cherchez un titre plus marquant, vous risquez de préférer son roman antérieur à l’atmosphère plus mature.
Doit-on s’attendre à des rebondissements ?
Le récit repose sur une structure classique et quelques chaussoottes imprévues, mais priorise l’évolution des personnages. Les grandes surprises viennent plus des répliques que du scénario.
Pourquoi surtout à l’été ?
Le cadre estfestif et en plain air, entre fêtes de quartier etlueurine dans ce coin. La lecture rapide et les airs de vacances en font un compagnon idéal pour une pause en terrasse.