Addicted to sin, de Monica James
Feel good·4 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2016. Voici notre fiche de lecture.
Après une rupture douloureuse, Dixon Mathews, psychiatre à succès, noie son chagrin dans des aventures sans lendemain. Mais deux femmes vont bouleverser son équilibre précaire : Juliet, belle et addictive, et Madison, innocente et fragile. Un roman qui explore les failles humaines avec une plume audacieuse.
- Un héros masculin complexe, loin du prince charmant
- Un triangle amoureux qui tient en haleine jusqu’à la dernière page
- Des thèmes sensibles traités avec justesse et sans tabou
C’est quoi l’histoire ?
Dixon, psychiatre, enchaîne les conquêtes après une rupture. Deux femmes, Juliet et Madison, vont le forcer à choisir entre passion et amour.
Dixon Mathews a tout pour lui : une carrière brillante, un physique avantageux, et une réputation de tombeur. Depuis que sa fiancée l’a quitté six semaines avant le mariage, il refuse tout engagement sérieux et se contente de liaisons éphémères, parfois avec ses propres patientes. Son cabinet de psychiatre devient le théâtre de ses pulsions, jusqu’au jour où deux femmes entrent dans sa vie.
Juliet est magnétique, assumée, et vit avec une addiction au sexe qu’elle ne cherche pas à cacher. Madison, elle, est réservée, marquée par un passé douloureux, et semble chercher une main tendue. Dixon se retrouve tiraillé entre le désir brut que lui inspire Juliet et la tendresse protectrice que Madison éveille en lui. Un choix cornélien qui le pousse à s’interroger sur ses propres démons.
Un triangle amoureux sous tension
Monica James ne nous épargne rien : les scènes entre Dixon et Juliet sont électriques, crues, parfois dérangeantes, mais toujours justes. La passion y est décrite comme une drogue, avec ses montées d’adrénaline et ses descentes aux enfers. En contraste, les moments partagés avec Madison sont plus doux, plus lents, presque suspendus, comme une bouffée d’air frais dans un tourbillon.
L’autrice joue habilement sur les contrastes pour maintenir le lecteur en équilibre instable. On oscille entre répulsion et empathie pour Dixon, on comprend ses failles sans excuser ses actes. Le triangle n’est jamais manichéen : chaque femme a ses zones d’ombre, et c’est ce qui rend l’histoire si captivante.
Faut-il le lire ?
Oui, si vous aimez les romances intenses avec des héros imparfaits et des thèmes adultes. Un récit qui bouscule et ne laisse pas indifférent.
Addicted to sin s’adresse à un public averti, prêt à explorer des relations toxiques et des addictions sans fard. La plume de Monica James est incisive, directe, et ne tombe jamais dans le mélodrame facile. On ressort de cette lecture avec une sensation de vertige, mais aussi une certaine forme de catharsis.
Le rythme est soutenu, même si quelques longueurs apparaissent au milieu du récit, notamment dans les introspections de Dixon. Mais l’ensemble reste prenant, et la fin, sans être une surprise totale, apporte une résolution satisfaisante. Un roman qui ose, et qui assume ses choix.
Référence du livre, publié chez Hugo roman en 2016, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.
Et la suite ?
Ce premier tome laisse entrevoir une suite, car certains fils narratifs restent volontairement en suspens. Les lecteurs attachés à l’univers de Monica James trouveront ici une base solide, avec des personnages qui ont encore beaucoup à révéler.
En attendant, on referme ce livre avec une question en tête : jusqu’où peut-on aller par amour, et à quel prix ? Une réflexion qui résonne bien après la dernière page.
Questions fréquentes
Ce roman est-il trop explicite ?
Les scènes de sexe sont présentes et assumées, mais elles servent l’histoire et la psychologie des personnages. Ce n’est pas de la gratuité, mais une exploration des pulsions et des addictions.
Y a-t-il une fin heureuse ?
La fin est ouverte et laisse place à une suite. Elle apporte une résolution pour le triangle amoureux, mais sans tout dévoiler, ce qui donne envie de lire la suite.
Faut-il avoir lu les autres livres de Monica James ?
Non, Addicted to sin est un one-shot (ou presque) qui se suffit à lui-même. Vous pouvez le découvrir sans connaître l’autrice, même si ses fans retrouveront sa patte.