Nous étions merveilleuses de Laure Rollier
Feel good·4 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2019. Voici notre fiche de lecture.
Après Hâte-toi de vivre !, Laure Rollier revient avec un roman choral qui célèbre les liens qui unissent quatre amies. Entre rires, larmes et révélations, ce feel-good explore la résilience et la beauté des vies imparfaites.
- Quatre amies que tout oppose, unies par une amitié indéfectible.
- Un récit choral qui alterne les points de vue avec justesse.
- Une lecture douce et lumineuse, idéale pour se réconforter.
C’est quoi l’histoire ?
Quatre quadragénaires se retrouvent après des années de silence, le temps d’un été qui va tout bouleverser.
Le roman suit un groupe d’amies de longue date, séparées par la vie et les non-dits. Lorsqu’elles se réunissent dans une maison de campagne, les souvenirs remontent et les masques tombent. Chacune porte un fardeau secret, et cette parenthèse estivale va les confronter à leurs choix.
Laure Rollier tisse une trame où les destins individuels se répondent. Les chapitres alternent les voix, offrant une vision kaléidoscopique de l’amitié, de l’amour et du pardon. Le tout est servi par une écriture fluide, ponctuée de dialogues vifs et de moments d’émotion.
Pourquoi ce titre ?
Le titre évoque une jeunesse idéalisée, mais le roman montre que la vraie merveille réside dans le présent.
« Nous étions merveilleuses » sonne comme une nostalgie, un regard en arrière sur une époque où tout semblait possible. Mais le roman ne s’arrête pas à cette mélancolie : il invite à redécouvrir la beauté de l’instant, malgré les cicatrices.
Ce titre est aussi un hommage à la sororité, à cette force que les femmes puisent les unes dans les autres. Il résonne longtemps après la lecture, comme une promesse de réconciliation avec soi-même.
Une galerie de personnages attachants
Chaque héroïne a sa voix, ses failles et ses rêves, et c’est ce qui rend l’ensemble si vivant.
Laure Rollier excelle à créer des protagonistes crédibles, loin des clichés. Il y a la carriériste qui doute, la mère de famille épuisée, l’éternelle romantique blessée, et la rebelle qui cache sa fragilité. Leurs interactions sonnent juste, et on s’attache rapidement à chacune.
L’autrice évite le manichéisme : les conflits sont nuancés, les réconciliations ne sont jamais mièvres. On rit avec elles, on pleure avec elles, et on referme le livre avec l’impression d’avoir fait de nouvelles amies.
Faut-il le lire ?
Oui, si vous aimez les histoires d’amitié sincères, portées par une écriture chaleureuse et sans prétention.
Ce roman s’adresse à celles et ceux qui cherchent une lecture réconfortante, sans tomber dans la guimauve. Les thèmes abordés – deuil, divorce, quête de sens – sont traités avec légèreté mais sans superficialité. On en ressort apaisé, avec une furieuse envie d’appeler ses amies.
Le rythme est bien maîtrisé, même si quelques longueurs apparaissent au milieu. Mais la dernière partie, plus intense, rattrape le tout et offre une conclusion satisfaisante. Une belle découverte pour les amateurs de feel-good littéraire.
Référence du livre, publié chez Mazarine en 2019, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.
Un feel-good qui fait du bien
Sans être révolutionnaire, Nous étions merveilleuses remplit parfaitement son contrat : nous offrir un moment de lecture doux et optimiste. La plume de Laure Rollier est simple mais efficace, et ses personnages ont une authenticité qui touche.
On referme ce livre avec le sourire, la certitude que l’amitié peut tout surmonter, et une tendresse particulière pour ces femmes imparfaites mais si attachantes. Un roman à glisser dans sa valise pour les vacances, ou à offrir à une amie.
Questions fréquentes
Ce roman est-il une suite de Hâte-toi de vivre ! ?
Non, c’est une histoire indépendante, même si on retrouve l’univers sensible de l’autrice. Vous pouvez le lire sans connaître son premier roman.
Y a-t-il une romance au cœur de l’intrigue ?
Oui, mais elle n’est pas centrale. L’accent est mis sur l’amitié et la reconstruction personnelle, les histoires d’amour venant en toile de fond.
Le livre est-il triste ?
Il aborde des sujets sérieux, mais la tonalité reste résolument optimiste. Les moments d’émotion sont contrebalancés par des scènes légères et des dialogues drôles.