Scarlett, la suite d’Autant en emporte le vent
Feel good·4 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2018. Voici notre fiche de lecture.
Vingt ans après la fin du chef-d’œuvre de Margaret Mitchell, Alexandra Ripley relève le défi de faire revivre Scarlett O’Hara. Entre attachement aux personnages et lourdeur du récit, cette suite divise. On a lu, on vous dit ce qu’on en a pensé.
- Une suite qui respecte l’univers et les personnages du roman original.
- Le récit s’étire en longueur, surtout au milieu, mais l’émotion est au rendez-vous.
- Une lecture pour les fans inconditionnels de Scarlett, moins pour les autres.
C’est quoi l’histoire ?
Après le départ de Rhett, Scarlett retourne à Tara, puis part en Irlande pour reconstruire sa vie et retrouver un sens à son existence.
Le roman reprend exactement là où s’achève Autant en emporte le vent : Scarlett, désespérée, voit Rhett partir. Elle décide de retourner à Tara, mais la vie là-bas n’est plus ce qu’elle était. Pour échapper à la ruine et à la solitude, elle accepte une invitation en Irlande, terre de ses ancêtres.
Là-bas, elle découvre un pays en proie aux tensions politiques et une famille qu’elle ne connaissait pas. Elle y rencontre de nouveaux personnages, dont un homme mystérieux qui pourrait bien la faire renaître. Mais son passé et son amour pour Rhett la hantent toujours.
Le récit mêle intrigue sentimentale, fresque historique et quête personnelle. On suit Scarlett dans ses tentatives de se réinventer, tout en restant fidèle à son caractère obstiné et parfois agaçant.
Une suite fidèle à l’esprit du classique
Alexandra Ripley a su conserver la voix de Scarlett, son énergie, son égoïsme et sa capacité à se relever. Les dialogues sont vifs, les descriptions soignées, et l’ambiance du Sud américain puis de l’Irlande est bien rendue.
On retrouve aussi des personnages secondaires attachants, comme Mammy ou les sœurs de Scarlett, même si certains sont moins développés. La plume est fluide, mais parfois trop descriptive, ce qui alourdit le récit.
Ce n’est pas une simple copie du style de Margaret Mitchell, mais une suite qui tente de prolonger l’histoire avec respect. Les fans du classique y trouveront des moments forts, notamment les scènes où Scarlett se souvient de Rhett.
Faut-il le lire ?
Oui, si vous êtes prêt à retrouver Scarlett avec ses défauts et ses combats, mais ne vous attendez pas à un chef-d’œuvre égal à l’original.
Ce roman s’adresse avant tout aux lecteurs qui ont aimé Autant en emporte le vent et qui veulent savoir ce que devient Scarlett. Il offre une conclusion possible, même si elle n’est pas officielle. On referme le livre avec un sentiment de boucle bouclée.
Cependant, le rythme est inégal : les premières parties sont prenantes, mais le milieu s’étire en longueur, avec des passages qui auraient pu être raccourcis. La fin, elle, est émouvante et donne une vraie satisfaction.
Si vous n’avez pas lu le classique, ce n’est pas le bon point de départ. Mais pour les nostalgiques, c’est une lecture qui mérite qu’on s’y attarde, sans en attendre trop.
Un rythme qui retombe au milieu
Le roman fait près de 800 pages, et on le sent. Les premières centaines de pages sont dynamiques, mais une fois Scarlett en Irlande, l’intrigue piétine. Les descriptions des paysages et des coutumes locales prennent le pas sur l’action.
Heureusement, la dernière partie relance l’intérêt avec des rebondissements et une résolution qui rappelle pourquoi on aime Scarlett. On aurait juste aimé que l’éditrice coupe un peu dans les longueurs du milieu.
Malgré ces défauts, on a apprécié la manière dont l’autrice explore la psyché de Scarlett, ses peurs, ses désirs. C’est une héroïne complexe, et cette suite lui rend justice, même si elle n’atteint pas la puissance du roman original.
Questions fréquentes
Ce livre est-il une suite officielle d’Autant en emporte le vent ?
Oui, il a été écrit par Alexandra Ripley avec l’accord des héritiers de Margaret Mitchell. Il est considéré comme la suite autorisée, même s’il n’a pas la même portée littéraire.
Faut-il avoir lu le premier roman pour comprendre celui-ci ?
Absolument, car il reprend l’histoire juste après la fin du classique. Sans connaître les personnages et les événements, on serait perdu.
Y a-t-il une adaptation en film ou série ?
Il y a eu une mini-série télévisée en 1994, mais elle n’a pas rencontré le succès du film original. Le livre reste donc la meilleure façon de prolonger l’histoire.