L’anti-lune de miel de Christina Lauren

Feel good·4 min de lecture

Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2020. Voici notre fiche de lecture.

Coussin de plage ou bibliothèque, ce roman du tandem Christina Lauren promet une lecture qui pétille. Dès la catastrophe nuptiale, on sent la main des autrices pour vous tirer le tapis sous les sandales. Une romance qui ne se prend pas au sérieux, et ça fait du bien.

En bref
  • Un duo dupé par les circonstances dans un cadre paradisiaque
  • Le duel verbal entre les protagonistes est un festival de piques
  • Une wrap up qui rappelle que la chance peut être redoutable

Un point de départ dans la farce

Le roman s’ouvre sur un mariage de rêve, brisé par une telle intoxication alimentaire que les invités tombent comme des mouches. Se requièrent la sœur de la mariée, et Ethan, le frère du marié, uniquement épargnés. Cette mise en scène annonce un décor pourtant idéal : un hôtel avec tous les charmes d’un paradis, mais où ils devront cohabiter.

L’angle est malin, car la contrainte devient une occasion pour le bombardement des dialogues secs et amusés. Une surface lisse pourtant, qui cache des émotions qui ne demandent qu’à se dessécher.

Pourquoi se détestent-ils avec une telle intensité ?

Leur animosité tient à des caractères totalement éloignés et à une rencontre initiale désastreuse. Mais cette haine n’est que la face cachée d’une inverse attraction.

D’un côté, Olive est spontanée, parfois faillible, de l’autre, Ethan est pragmatique et de lutongue, Ferme. Leur première rencontre a été un malentendu construit en dérision, et ils se combattent depuis. Leurs échanges sont un plat savoureux, nourri de sarcasme et de provocation.

Ce qui est charmant, c’est qu’ils ne résistent pas à l’envie de se rendre nerveux, mais cette rivalité repose sur un égard involontaire. On ressent sous les hélpes une complicité qui ne demande qu’à être exacerbée.

Un improbable tournage pour des sentiments volés

La vacance forcée les conduit pourtant à des moments plus doux. Les pleins changements de regard et d’attention, la petite blessure de fragilité, laissent place à une tendresse inavouée.

Loin de leurs obligations, ils se retrouvent à partager des repas ou des promenades sur la plage. La pudeur de l’un se voit balayée par l’assurance de l’autre, et les disputes lait du contexte d’être une prise de conscience mutuelle. L’écriture de C&A sait fondre cette éclaircie intervalle.

On apprécie ce suspends du temps que le récit offre, même si l’on sait que le retour seront déflagrations. Cela fait monter la demain avec une lenteur appréciée.

Cette romance fonctionne-t-elle encore aujourd’hui ?

Elle fonctionne car elle mise sur la complicité des personnages plus que sur le piment. Malgré quelques conventions, le duo reste solide et divertit. La structure du couple, leur naturel pétillant, ne se démodent pas.

En pleine période de romances graves, nous avons un , qu’on a vue vingt fois, mais qui reste efficace grâce à la sincérité des personnages. On retrouve la patte des autrices : un dialogue tenu, des situations un peu forcées, mais une connesse de bout en bout.

Si on attend pas un bouquin révolutionnaire, cela procure un plaisir honnête. On reprochera juste un petit vent plus plat au cœur du récit, mais la fin relève la voile avec des adieux à l’île réussis.

Référence du livre, publié chez Hugo roman en 2020, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.

Faut-il le lire en attendant la fin du monde ?

Il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre incontournable, mais d’une bulle de rire et de légèreté, de la bonne ordonnance. Pour nous, à lire et à défendre.

Cette lecture est idéale pour un été complètement ch, ou un support de détente. On n’est pas sorti bousculé, mais on a passé un bon moment avec ces personnages. La romance ne brise pas les codes, elle les savoure.

Si vous avez recommencé un roman du duo Christina Lauren, vous ne risquez pas d’être déçu – seulement de sourire souvent. Alors oui, il se laisse tenter, tout en savons ce que l’on appelle.

Questions fréquentes

Est-ce un huis clos classique ?

Non, même si ils doivent partager un triangle, l’espace est ouvert. Les lieux ne sont pas étouffants et de nombreuses escapades enrichissent la dynamique senza emprisonner les protagonistes.

Aura-t-on envie de se mettre en vacances après ?

Certainement, car la lettre décrit les paysages de manière charmante et sensorielle. Et voir cette maison d’été, vous clamerez aussitôt de remplacer le monde. C’est essentiel.

Quel est pire le roman de l’autrice ?

Chaque roman a sa couleur, et ce titre se situe dans une veine comique mais sensible. Pour, on le place avant leurs essais plus sérieux, sans rivaliser avec les très belles réussites. Un bon équilibre.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *