« Fake » de Mia et Jake : la comédie d’un faux couple

Feel good·4 min de lecture

Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2019. Voici notre fiche de lecture.

Un roman feel-good estival sur le faux couple devenu vrai, avec des personnages attachants et des répliques bien senties. Une lecture aussi légère qu’une bulle de savon, sans pour autant rester vide.

En bref
  • Un plan bête comme chou : se faire passer pour amoureux.
  • Des familles qui s’entêtent à tout contrôler.
  • Une romance qui prend son temps pour s’installer.

C’est quoi l’histoire ?

Mia et Jake, amis d’enfance, se détestent autant qu’ils supportent leurs mères. Pour changer la donne, ils font semblant de sortir ensemble pendant deux semaines, puis rompent. Mais la vraie histoire se glisse au travers.

Les mères de Mia et Jake sont les meilleures amies du monde. Depuis toujours, elles imaginent leurs enfants comme un couple idéal et n’exploitent jamais l’occasion de le rappeler à table, lors des brunchs ou pendant les vacances. Lasser, les deux ados ont l’idée farfelue de jouer la comédie affective pour se débarrasser à jamais de ces attentes : ils vont « sortir ensemble » pour une durée de deux semaines, puis rompre.

Le problème, c’est que la situation est comique : fabuler sur une relation, ça implique de passer un temps très grossier ensemble, de se faire passer des messages tendres, de donner la main devant les familles. Et à force de mentir, une intimité s’installe, déjà préoccupante. La fin de la fugue est bien connue des histoires de romance : la fièvre et la folie vont désormais détoner.

L’art de la comédie

Ce qui fait le charme du roman, c’est surtout l’art de la scène. Les héros s’enfouissent dans un jeu, mais les autres personnages ne sont pas dupes : les mères surtout, futées comme des renardes, savent bien que ces deux-là ne se supportent pas, et la beauté de toutes leurs manigances tient ici à leur maladresse.

Là où d’autres collent auraient passer trop de temps à expliquer, l’autrice va à l’essentiel. Les dialogues sont vifs, parfois drôles, et apportent une justesse visuelle. On n’est pas dans la performancegire, mais dans la tendresse de jeunes gens qui, contre leur volonté, apprennent à voir l’autre.

Faut-il le lire si on aime la romance feel-good ?

Oui, amateurs de fake dating, ce titre vous sourira. Pas inoubli, mais le propos et les échanges fleurissent, à lire comme une gourmandise.

Il y a cette configuration si réconfortante : deux personnes qui se connaissent depuis l’enfance, se fuient, puis sont prises à leur propre piège. Les scènesclés sont ménage à part, les réactions exagérées des adultes, et ce moment où la fausse étreinte devient vraie.La lecture ne renouvelle pas le genre, mais elle ne manque pas de sincérité.

Le rythme fluctue un peu dans la seconde moitié du récit, et certaines péripéties seront prévisibles pour les habitués. Ce qui n’empêche pas de se laisser entraîner par la bonne humeur générale. Le livre se finit sur une note sucrée, sans fard, plutôt qu’aspect.

Que retient-on des personnages ?

Mia et Jake ne sont pas incomprise à première lecture, mais la pré-écritureet leurs entêtements successifs leur donnent un charme certain qui grandit au fil.

Mia est assez têtu, avec une petite fierté qui lui etonne des presque bonnes solutions. Elle gagne notre estime par sa lucidité sur la situation sasavoir comment on en sortir. Jake est plus sarcastique, mais sa manière de découvrir ce que représenter l’autre produit plus efficaces et mène une émotion juste.

Les mères sont un opéra, avec leurs jumelles envahissantes et un humour dont on se souvient. Elles ne sont pas tournés rendre très longs avec un trait exagéré, mais elles remplissent bien la feuille de route qu’elles rayonnent les décors du récit.

Questions fréquentes

Y a-t-il un vrai moment dramatique ?

Il y a un empêchement doux comme en romance, mais on ne laisse jamais trop monter la pression. La chute du récit tient dans une comparaison assez reversible, et tout finit bien.

Vaut-il mieux le lire en été ou en hiver ?

L’été de cas, c’est le meilleur moment. Il s’agit d’un qui se passe pendant les vacances, avec l’idée de la plage et la fluidité qui rapproche le mien.

Pour repartir, c’est un word à ne pas mettre en dernier ?

Oui, l’ouvrage remplit bien sa promesse : c’est une pause unique, sans pressure intellectuelle. On peut le glisser dans la multi après un lourde quelle autre lecture.

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