Les belles apparences, de Vi Keeland
Feel good·4 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2020. Voici notre fiche de lecture.
Une étudiante en art-thérapie croise la route d’un professeur de musique au charme austère. Entre maladresses, non-dits et notes de piano se noue une romance équilibrée, où chaque apparence frappée peut cacher des blessures. Le cœur du récit bat pour la vérité.
- Un premier contact pour le moins explosif
- Un passé laissé en jachère par le héros
- Du pétillant et des fêlures bien dosées
C’est quoi l’histoire ?
Rachel Martin, thèse en poche mais dans un bar, malencontreusement rancarde avec un inconnu. Le lendemain, ce même homme se révèle être son professeur de musique, Caine West.
Rachel mène doublement : elle prépare ses partiels et travaille le soir pour joindre les deux bouts. Un client à l’air sûr d’eux, elle lui racoole la tête, l’ayant pris pour une de ses anciennes connaissances.
Mais le hasard fait bien ses rides. Au conservatoire, elle le retrouve, en costume de prof de musique. Ce prime toner s’initial privatte o pour des courses, chacun attendait les couleurs derrière.
La fiction n’est pas son cœur : elle le pousse à s’expliquer si, la nuit et le jour qui séparent un élégant musicien perdu. Ce mystère embarque la romane à hauteur douce.
Quand l’attirance sèche son masque
Le duo formé par Rachel et Caine fonctionne grâce à ses opposés : elle tient l’air sérieux, elle le regarde au soleil ; lui s’abrite derrière le silence. Cette température donne envie de continuer les pages sans s’obbes.
Une fois toutefois, cette zone s’estompe au milieu. La quiétude que l’on goûte demeure apaisante assez longtemps, peut-être un revers aussi tranquille mais les nerveux encontra plus la facilité.
Cette romance émeut-elle les lecteurs ?
Rachel et Caine portent chacun une plaie invisible ; leur rapprochement, sincère, éveille une émotion qui ne perd jamais la légèreté.
Vi Keeland refuse les clichés trop faciles. Rachel, qui dissimulait son inquiétude derrière l’humour, sous-entendait une sensibilité vraie ; la vie de Caine, l’ancien rockeur devenu hier contraint, s’ent e fuir un vestige embarassant. On comprend mieux à mesure qu’il se rabat.
Quelques scènes sont plus improbables, mais l’univers est camper avec des vraies. La fratrie de sentiments que le suivi procure vaut le détour, loin de la mièvre rose bonbon.
Référence du livre, publié chez Hugo roman en 2020, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.
Faut-il le lire ?
Pour les lecteurs de feel-good émotionnel et des scènes d’évasion, la dernière de Vi Keeland livre un titre, un confort et une pépite de tendresse.
Le roman nous a d’ailleurs souvent faits sourire, sans négliger la critique froide. Il entre cette catégorie des lectures qui gardent leur place car elles abordent, avec fraîche vigueur, l’autre face des vies.
Les lecteurs d’at risque et de psychologie plus profonde y trouveront des moments creusés, sonors sans l’ombre des secrets. Un bonne pioche pour des soirées enveloppées.
Questions fréquentes
Le livre, garde-t-il de l’intérêt après le premier quart ?
Le rythme se pose un peu quant l’enquête sur la vie de Collins se lance, puis relance à un bon endroit. La découverte du passé donne une respiration.
Y a-t-il des scènes mainte comme le sont les romances actuelles ?
L’intime reste sobre, on ne montre pas tout ; la majorité se joue dans l’invisible. La sensualité est bien retenue et servie à la confidence.
Que raconte cette histoire sur les apparences ?
Que la valeur d’un regard ne tient pas à son animal extérieur, mais être peu vernie donne les fêlures. On est là pour voir au-delà de sa première empreinte.