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TFMA : je rattrape mes deux semaines de retard

Culture·4 min de lecture

Ce soir, je rattrape les deux semaines de retard que j’ai accumulées sur le Top Five Movies Addiction lancé par BigreGirl. Je suis d’humeur paresseuse, alors je combine les deux thèmes dans un seul billet plutôt que d’en publier deux à la suite. J’espère que personne ne m’en tiendra rigueur.

Première semaine : mes films préférés

Première place, la médaille d’or : Diamants sur canapé, de Blake Edwards, sorti en 1961. Si vous me lisez depuis un moment, vous connaissiez déjà la réponse, et j’en parlais encore hier. C’est le film que j’aime d’amour, celui à qui ce blog doit son nom et moi mon pseudo. C’est aussi celui qui surprend tout le monde quand on me demande mon préféré, parce qu’on ne s’attend pas à ce qu’une fille née dans les années quatre-vingt-dix cite un film de 1961. Audrey Hepburn y est d’une élégance qui n’a rien à voir avec les robes, la chanson de Henry Mancini et Johnny Mercer a raflé l’Oscar, et je pleure à la fin comme si je ne l’avais pas vue quinze fois.

Deuxième place : Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet, 2001. J’avais onze ans à sa sortie et je crois que ce film a fabriqué une partie de ma façon de regarder les gens dans le métro. Les petits plaisirs, la liste des choses qu’on aime et qu’on déteste, l’idée qu’on peut réparer discrètement la vie des autres. Certains le trouvent trop joli, trop propre, trop sépia. Je l’assume complètement.

Troisième place : Edward aux mains d’argent, de Tim Burton, 1990. Johnny Depp et Winona Ryder, une banlieue américaine aux maisons pastel, et un garçon qui ne peut toucher personne sans le blesser. C’est le conte de fées le plus triste que je connaisse et il tient dans une seule image, celle de la neige. Burton revient une deuxième fois dans mes classements en deux jours, ce qui en dit long.

Quatrième place : Le Roi Lion, sorti en 1994. J’avais quatre ans, j’ai vu ce film au cinéma, et j’ai encore le souvenir physique de la scène de la ruée. Impossible de faire un classement honnête sans mettre au moins un Disney dedans, et celui-là écrase les autres à mes yeux, notamment pour la musique.

Cinquième place : Love Actually, de Richard Curtis, 2003. Le film que je ressors invariablement en décembre, avec toutes ses histoires entremêlées dont la moitié tiennent mal la route. Je m’en fiche. C’est mon rituel de Noël et je le défendrai contre n’importe qui.

Deuxième semaine : ceux que je revois en boucle

Nuance importante avec la liste précédente : ce ne sont pas forcément de grands films, ce sont ceux que je lance quand je rentre fatiguée et que je veux qu’on s’occupe de moi.

En tête, Coup de foudre à Notting Hill, de Roger Michell, 1999. Hugh Grant en libraire dépassé, Julia Roberts en star mondiale, et cette scène de la fille ordinaire devant un garçon. Le scénario est cousu de fil blanc et je connais chaque réplique. C’est bien le problème, d’ailleurs : je les dis à voix haute avant les acteurs.

Juste derrière, Le Journal de Bridget Jones, de Sharon Maguire, 2001. Renée Zellweger en catastrophe ambulante, Colin Firth en Mark Darcy, et le pull à renne le plus célèbre du cinéma britannique. Le film qui m’a fait comprendre qu’une héroïne pouvait être franchement pénible et complètement attachante.

Ensuite viennent Dirty Dancing, sorti en 1987, pour la dernière danse et pour la phrase que tout le monde cite, puis Grease, 1978, que j’ai regardé un nombre incalculable de fois chez ma grand-mère, et enfin Le Diable s’habille en Prada, de David Frankel, 2006, pour Meryl Streep et pour cette scène sur la couleur d’un pull qui devrait être projetée dans toutes les écoles.

Voilà, je suis à jour. Samedi prochain, je reviens avec le thème de la semaine, et cette fois-ci à l’heure. Enfin, j’essaierai.

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