Un vieux livre relié ouvert sur un bureau en bois patiné — illustration de « Top Five Movies Addiction : les couples mythiques »

Top Five Movies Addiction : les couples mythiques

Culture·4 min de lecture

Depuis trois semaines, BigreGirl lance chaque samedi son Top Five Movies Addiction, et j’avais très envie de m’y mettre. Cette semaine, le thème tombe pile dans mes cordes : les couples mythiques du cinéma. Autant vous prévenir tout de suite, j’ai triché dès la cinquième place, parce que je n’ai pas su choisir.

Cinquième place, à égalité. D’un côté, Batman et Catwoman, version Michael Keaton et Michelle Pfeiffer dans Batman Returns, sorti en 1992. Le nouveau Batman est arrivé sur les écrans cet été et tout le monde en parle, mais je reste fidèle à celui de Tim Burton, et c’est précisément à cause de ces deux-là. Ils s’attirent, ils se repoussent, ils se tournent autour comme deux aimants qu’on retourne, et j’ai passé le film entier à attendre un baiser qui n’arrivait pas. De l’autre côté, Godefroy et Jacquouille, dans Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré, en 1993. Ce n’est pas un couple romantique, je sais. C’est quand même le duo français que je peux réciter en entier, et Jean Reno face à Christian Clavier, c’est une mécanique d’horlogerie.

Le podium, ou presque

Quatrième place : Elizabeth Bennet et Mr Darcy, dans l’Orgueil et Préjugés de Joe Wright, sorti en 2005, avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen. Je sais que les puristes préfèrent la série anglaise et je ne vais pas me battre là-dessus. Ce que j’aime dans cette version, c’est le silence. Les deux passent le film à mal se parler, à se vexer pour des broutilles, et l’aveu final arrive dans un brouillard de petit matin qui me met dans un état déraisonnable à chaque visionnage.

Troisième place : Harry et Sally, dans Quand Harry rencontre Sally, de Rob Reiner, 1989. Billy Crystal et Meg Ryan passent onze ans à se croiser, à s’agacer et à se raconter leur vie sentimentale respective sans voir ce que tout le spectateur voit depuis la première scène. C’est le film qui a inventé la question à laquelle on répond encore dans les dîners, et il vieillit remarquablement bien.

Deuxième place : Rick et Ilsa, dans Casablanca, de Michael Curtiz, 1942. Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Je l’ai vu très tard, autour de dix-neuf ans, en me disant que j’allais trouver ça poussiéreux. Je suis restée scotchée. Ce couple-là est mythique justement parce qu’il ne se termine pas bien, et parce que le renoncement y est filmé comme un acte d’amour plutôt que comme un échec. Il n’y a pas beaucoup de films qui osent ça, encore aujourd’hui.

Et la médaille d’or va à

Première place : Holly Golightly et Paul Varjak, dans Diamants sur canapé, de Blake Edwards, 1961. Vous vous en doutiez, ceux qui me lisent depuis un moment. Audrey Hepburn et George Peppard dans un New York de carte postale, un chat sans nom, une chanson de Henry Mancini, et cette dernière scène sous la pluie que je ne peux pas regarder sans renifler.

Ce couple me touche parce qu’il n’est pas simple. Holly veut être libre et le confond avec ne s’attacher à rien, elle a peur de la cage au point de refuser de nommer un chat, et il faut un type entêté pour lui expliquer qu’on peut appartenir à quelqu’un sans lui appartenir. Le film adoucit énormément la nouvelle de Truman Capote, parue en 1958, où la fin est autrement plus amère. Je le sais, et je choisis quand même le film, parce que c’est lui qui a donné son nom à ce blog et son pseudo à celle qui l’écrit.

Voilà pour ma liste. J’ai laissé de côté au moins six couples que je regrette déjà, et je sens que je vais y penser toute la soirée. Dites-moi les vôtres en commentaire, surtout si vous trouvez que mon classement manque cruellement de quelqu’un. Rendez-vous samedi prochain pour la suite.

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