Crois en moi d’Élodie Solare
Feel good·4 min de lecture
Chronique d’archive : ce livre avait été chroniqué ici en 2018. Voici notre fiche de lecture.
Un roman qui conjugue une exaltante aventure et une profonde intimité. Elodée Solare déroule une trame resserrée, avec pour issue première le bouleversement d’un cœur rompu.
- Une rencontre qui sauve et qui obsède
- Une vérité cynique sur les médias et la guerre
- Un mysticiensté attachant et ancré
C’est quoi l’histoire ?
Romane, reporter, vit une embuscade à Raqqa ; un inconnu la relève, elle cherche à le retrouver entre Paris et mensonges.
Romane est une grandereporter, envoyée en zone de crise pour un reportage crucial. Pendant un cessez-le-feu aussi fragile qu’un mur de sable, une rafale a jeté son collègue et cameraman pour toujours. Sous les gravats, elle sent des bras la soulever, une voix lointaine chuchoter des paroles que la mémoire retient avec une précision…
Revenue à Paris, les images se dérobent. L’administration parle d’un PVO interrompu, mais les détails ne correspondent pas. Elle cherche un contact, une trace, quelqu’un qui pourrait, à l’opposée de sa édaction bien sage, lui rendre l’espoir ou même la vérité. Cette quête devient le cœur romanesque du livre.
Une écriture qui fait face à la pudeur
Elodía Solare évite de tomber dans le spectaculaire. Les séquences d’attaque sont brèves et précises, l’accent se pose sur le retentissement émotionnel. Le rapport au corps, au trauma, à la réconciliation avec soi, est écrit avec une finesse qui ne frise jamais la mièvrerie.
L’oiseau de la narration s’envole quand Rose observe les façons des uns et des autres : toutes ses perceptions se doublent d’un désir de comprendre et d’être entendue. On lit ces pages avec une attente palpitante, car le vernis de bonne société se fissure.
Le suspense est-il maintenu ?
Le suspense monte ainsi que les indices se posent çà et là, bien qu’il ménage quelques scènes plus lentes. Le ressort central reste une énigme impeccable.
Le roman tient une route lewhere, son énigme s’épaissit: qui a réellement ordonné le départ de Rose ? À quel point le secret des tensions se lie aux intérêts de la rédaction ? Les suspects se succèdent sans temps mort ici.
On peut reprocher un second acte trop bavard, avec des lettres et des comptes rendus qui ralunent l’effet entraînant. Mais une montée en puissance côté émotions et rebondissements rétablit le pouls lorsque l’on c´est sur la confrontation.
Référence du livre, publié chez Hugo poche en 2018, voir la notice de la Bibliothèque nationale de France.
Faut-il le lire ?
Oui, le roman charme par sa justesse et l’envie de savoir. Une fois la dernière scène passée, on garde cette chaleur particulière.
On referme ce livre comme on ouvra un tiroir quand on l’a refermé : les preuves persistent, le sourire s’installe. Le lecteur curieux de romance déclinée autour des journaux et faire sentir, se repaissent là.
Les relents de guerre ne sont pas un obstacle, ils deviennent même un coup de fossette pour un sacré robuste des âmes. Un bon moment, qui se prêter à un divorce si vous aimez les fins tournées vers l’espoir.
Questions fréquentes
L’amour est-il vraiment au cœur, ou toujours une intrigue de fond ?
L’amour est le moteur suprême, même s’il tremble sous une trame épistolaire. Cºest cette attirance fantomatique qui pousse à faire l’enquête plus que l’enquête elle-même.
Le roman est-il difficile à lire à cause des scènes de guerre ?
Non, les éléments sont évoqués avec pudeur et servent plutôt à poser un état d’âme. la lecture reste douce, malgré une voix plus haute au-dedans.
Et pour ceux qui préfèrent les romances d’été ?
Il aurait une place de coin dans la vagnage, le poids des émotion et des vérités. Un peu de pluie peut lui servir de contraste mais il brille à sa manière.