Un fauteuil en cuir dans une bibliothèque — illustration de « TFMA : the look, the elegance and the wardrobe »

TFMA : the look, the elegance and the wardrobe

Culture·4 min de lecture

Bonjour tout le monde ! Devinez d’où je vous écris ? De ma petite ville universitaire. Demain je prends un an de plus, donc ce soir c’est sortie entre filles et restaurant, et je compte bien manger comme si c’était mon dernier repas. Mais avant, on est samedi, et samedi c’est TFMA. Cette semaine, on parle des tenues portées par nos héroïnes de cinéma qu’on rêverait de trouver dans notre dressing. Ou dans notre armoire, en fonction de la taille des lieux. Chez moi, c’est armoire, et elle ferme mal.

Le vert, ma grande faiblesse

Cinquième place : la robe verte d’Anne Hathaway dans « Le Diable s’habille en Prada ». Le film de 2006 a fait beaucoup de dégâts dans ma génération, et pas seulement au rayon chaussures. Cette robe verte, fluide, avec sa ceinture qui marque la taille, je suis A-MOU-REU-SE. Le vert est une de mes couleurs préférées et je suis persuadée qu’il pardonne beaucoup de choses. Petit bémol personnel : ma taille n’est pas exactement celle d’Anne Hathaway, mais on peut rêver en silence.

Quatrième place et médaille en chocolat : la robe années cinquante de Claire Danes dans « Evening ». Je parle de ce film à peu près une semaine sur deux ici, donc vous connaissez la chanson. Toute la garde-robe du passé dans ce film est superbe, mais cette robe-là bat tout le reste. La coupe, la matière qui bouge quand elle marche, l’impression que le vêtement raconte quelque chose du personnage. Je précise que ce film n’est jamais sorti en salles chez nous, ce qui est un scandale que je dénonce régulièrement.

Troisième place et médaille de bronze : la robe verte de Keira Knightley dans « Reviens-moi ». Oui, encore du vert, je vous ai dit que c’était une faiblesse. Le film de Joe Wright date de 2007 et cette robe est devenue une image en soi, au point qu’on la reconnaît sans avoir vu le film. Elle a un défaut majeur : c’est une robe qui demande une soirée dans une grande maison anglaise en 1935. Mon agenda social peine à fournir l’occasion.

Le podium des intouchables

Deuxième place : les tenues de Grace Kelly dans « Fenêtre sur cour », signées Edith Head. Le film d’Hitchcock est de 1954 et je le revois chaque fois qu’il passe à la télé, en partie pour l’intrigue, en grande partie pour la garde-robe. La robe noire et blanche de son entrée reste pour moi le sommet absolu de l’élégance au cinéma. Il y a quelque chose d’insupportable dans le fait qu’une femme puisse être aussi bien habillée alors qu’elle passe le film enfermée dans un appartement avec un homme qui a une jambe dans le plâtre.

Première place, et là je n’ai pas cherché l’originalité : la petite robe noire d’Audrey Hepburn dans « Diamants sur canapé ». 1961, Givenchy, le collier, les gants, la vitrine. Cette silhouette a été copiée mille fois et ça marche toujours. Je l’ai découverte à la fac, un dimanche pluvieux, sur un vieil enregistrement, et j’ai compris pourquoi ma mère répète depuis toujours qu’une robe noire bien coupée règle tous les problèmes d’une vie. Elle a raison, comme d’habitude, ce que je n’admettrai jamais devant elle.

Bilan de ce top : trois robes de soirée, deux robes de jour, et zéro vêtement dans lequel on peut manger un plat de pâtes tranquillement. Je suis assez lucide sur mon rapport à la mode. Dans la vraie vie, je vis en jean et en gros pull, et mon achat le plus émouvant de l’année reste une paire de bottes en solde. Mais un TFMA, c’est fait pour rêver, sinon autant faire un top des vêtements confortables et ce serait un article très court : mon plaid, mon plaid, mon plaid.

Et vous, quelle tenue de film vous fait grincer des dents de jalousie ? Je suis sûre qu’il y a des amoureuses des costumes d’époque dans le coin. Dites-moi tout, et pardonnez-moi si je réponds tard aux commentaires : demain, je souffle mes bougies et je compte bien être un peu inutile toute la journée.

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