TFMA : quand je pleure, ce sont eux qui me remontent le moral
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Bonsoir tout le monde, me revoilà après trois jours de vacances qui m’ont fait un bien fou. J’ai dormi, j’ai lu, je n’ai regardé mes mails qu’une fois par jour, ce qui constitue un exploit personnel. Et je reviens pile pour le rendez-vous du samedi de BigreGirl, dont le thème me va très bien : les films qu’on regarde quand on a le cafard.
Je change ma méthode habituelle et je commence par la première place, parce que je n’ai pas eu le temps de sélectionner des affiches et que ça m’évitera de me défiler au moment du choix final.
Mon ordonnance en cinq films
Première place : « Victor Victoria » de Blake Edwards. Je l’aime d’amour et je ne m’en cache pas. Julie Andrews y joue une chanteuse sans le sou dans le Paris de 1934, qui se fait passer pour un homme qui se fait passer pour une femme sur scène, et le film tire de cette idée tordue une quantité invraisemblable de gags et un peu de vertige. Robert Preston y est irrésistible, James Garner ne comprend plus rien à ce qui lui arrive, et Henry Mancini signe une musique qui me met de bonne humeur dès le générique. Bigre, si tu ne l’as pas encore vu, il faut vraiment y remédier.
Deuxième place : « Ghost ». C’est mon film culte et il me fait pleurer comme une madeleine à chaque diffusion. Ça peut sembler contradictoire dans un classement de remontants, sauf que pleurer devant un film qu’on connaît par cœur, à des endroits qu’on voit venir dix minutes à l’avance, est le plus efficace des nettoyages. Je sors de là essorée et beaucoup plus légère. Le passage avec Whoopi Goldberg fonctionne toujours aussi bien vingt ans après.
Troisième place : « 27 robes ». La comédie que je peux revoir un nombre indécent de fois sans jamais m’en lasser. Le film d’Anne Fletcher ne réinvente rien, on devine la fin dès l’affiche, Katherine Heigl porte des robes de demoiselle d’honneur toutes plus atroces les unes que les autres et James Marsden ronchonne dans son coin. C’est exactement ce que je demande à ce genre de film : aucune surprise, du rythme, et la certitude que tout ira bien.
Quatrième place : « Les Visiteurs ». J’en parlais déjà cet automne à propos des répliques cultes, alors je ne vais pas me répéter. Disons simplement que c’est le seul film français que je peux mettre en fond sonore pendant que je range, et me retrouver dix minutes plus tard assise par terre au milieu du salon à regarder l’écran, un torchon à la main.
Cinquième place : « La Belle et la Bête », ou n’importe lequel des Disney de mon enfance selon l’humeur du jour. Retomber en enfance pendant une heure et demie n’a jamais tué personne. Il y a quelque chose de très reposant à connaître les dialogues par cœur, à savoir exactement quand la chanson arrive, à ne rien avoir à anticiper. Le cerveau se met en veille et le moral remonte tout seul.
La logique derrière ce fatras
Je réalise en écrivant que mes cinq films ont un point commun : je les ai tous vus au moins dix fois. Aucune nouveauté, aucun film sur ma liste d’attente, rien que du déjà connu. Quand je vais mal, je n’ai visiblement aucune envie de découvrir quoi que ce soit. Je veux du terrain balisé, des visages familiers et une fin que je connais.
Ça marche pareil avec les livres, d’ailleurs. Les jours de cafard, je ne pioche jamais dans ma pile à lire, qui est pourtant assez fournie pour tenir un siège. Je vais chercher un roman que j’ai déjà lu trois fois et je l’ouvre à peu près n’importe où. C’est une lecture paresseuse, sans doute, mais elle remplit exactement son office.
Dites-moi ce que vous mettez, vous, les mauvais soirs. Je cherche toujours à élargir la liste, même si mes cinq titres ont encore de belles années devant eux. À samedi prochain, et cette fois j’ai même de l’avance sur le thème.