« Addicted to sin saison 2 », suite et fin pour Dixon
New romance·5 min de lecture
Bonjour tout le monde ! On se retrouve aujourd’hui pour la suite d’une histoire qui m’avait franchement retournée il y a quelques mois. Addicted to sin saison 2 de Monica James est sorti chez Hugo Roman au début du mois, et je l’ai lu à peu près aussi vite que le premier, c’est-à-dire en deux soirées et une matinée volée.
Petit rappel pour celles et ceux qui débarquent. Dixon Mathews est psychiatre. Après une rupture qui l’a laissé en miettes, il a décidé que les relations durables n’étaient pas pour lui et il enchaîne les histoires sans lendemain, y compris là où un homme de sa profession ne devrait jamais mettre les pieds. Deux femmes finissent par entrer dans sa vie : Juliet, magnifique et toxique, et Madison, fragile et beaucoup plus dangereuse pour lui qu’il ne l’imagine.
Ce que devient l’histoire
Cette saison 2 démarre après le choix de Dixon. Et c’est exactement là que le roman devient intéressant, parce que Monica James ne fait pas ce que font beaucoup d’autrices dans cette situation : elle ne considère pas que le choix règle le problème. Dixon a menti, à peu près à tout le monde et surtout à celle qu’il aime. Ces mensonges ne s’évaporent pas parce qu’il a enfin pris une décision. Ils reviennent, un par un, avec les intérêts.
Le chantage tient une grande place dans cette seconde partie, et l’autrice l’utilise bien. Ce n’est pas une menace vague qu’on agite pendant trois cents pages avant de la désamorcer en deux paragraphes. Ça mord, ça coûte cher, ça atteint la carrière autant que le couple. J’ai passé plusieurs chapitres avec cette petite boule au ventre qu’on a quand on sait que le personnage est en train de faire exactement ce qu’il ne faut pas faire.
Madison, de son côté, a le rôle le plus difficile. Elle doit décider si elle peut pardonner, et l’autrice lui laisse le temps d’hésiter. C’est précieux. Trop de romans du genre expédient le pardon en une scène de retrouvailles bien éclairée. Ici, elle recule, elle revient, elle recule encore, et j’ai trouvé ça beaucoup plus juste. On sent le poids de ce qu’elle a traversé avant même de rencontrer Dixon.
La plume, et ce qui m’a accrochée
Monica James écrit court. Des phrases sèches, des chapitres qui se terminent souvent une réplique trop tôt, une narration qui ne s’attarde jamais sur les descriptions. Sur un texte de cette longueur, ça pourrait devenir fatigant. Ça ne l’est pas, parce que le rythme est calé sur l’état mental de Dixon, qui n’est pas exactement un modèle de sérénité. Quand il perd pied, les phrases raccourcissent encore. C’est simple comme procédé, ça marche très bien.
J’ajoute que la traduction m’a semblé plus fluide que sur pas mal de titres du même rayon. Il y a des romans où l’on entend l’anglais sous le français à chaque page. Pas ici, ou très peu.
Ce qui m’a le plus tenue, c’est que Dixon reste antipathique. J’insiste là-dessus parce que c’est rare. L’autrice ne tente pas de le racheter en le rendant soudain adorable. Il a fait des choses laides, il continue par moments à mentir par confort plus que par nécessité, et le roman ne s’excuse pas pour lui. On l’accompagne, on comprend, mais on ne l’absout pas. J’ai trouvé ça courageux.
Mes réserves, quand même
Deux choses m’ont un peu freinée. La première, c’est un ventre mou aux alentours du deuxième tiers, où l’intrigue tourne un moment autour du même noyau de secrets sans avancer beaucoup. J’aurais coupé cinquante pages sans état d’âme. La seconde, c’est le personnage de Juliet, que l’autrice traite un cran trop vite à mon goût. Elle est présentée comme une manipulatrice et le livre s’arrête à peu près là. Il y avait matière à quelque chose de plus trouble.
La fin, en revanche, m’a convaincue. Sans rien dévoiler, disons qu’elle ne cherche pas à faire croire que tout est réparé. Il reste des dégâts, il reste du travail, et c’est très bien ainsi. Une histoire construite sur autant de mensonges ne pouvait pas se conclure sur un ruban propre.
Verdict : coup de cœur, comme pour le premier. Ce n’est pas une lecture confortable, on est loin de la romance douce qu’on lit en pyjama avec du thé. Il faut être d’accord pour passer plusieurs centaines de pages avec des gens qui se font du mal. Si vous avez aimé la première saison, foncez sur celle-ci, elle est à la hauteur. Si vous ne connaissez pas encore, commencez par le début, il n’y a aucune chance de s’y retrouver autrement.
Et vous, vous l’avez lu ? Je suis curieuse de savoir si la fin vous a laissées dans le même état que moi. Vous trouverez mes autres avis du moment dans la rubrique chroniques.