Un vieux livre relié ouvert sur un bureau en bois patiné — illustration de « TFMA : les affiches qui ont marqué les murs de ma chambre »

TFMA : les affiches qui ont marqué les murs de ma chambre

Culture·4 min de lecture

Bonsoir tout le monde ! Le week-end dernier, j’étais en Bretagne en famille, donc pas d’article et pas de TFMA. Je rattrape mon retard ce soir avec le thème des affiches qui ont orné les murs de nos chambres. J’ai choisi de vous les présenter dans l’ordre chronologique plutôt que par préférence, histoire qu’on voie bien l’évolution du personnage. Spoiler : l’évolution est assez prévisible.

L’époque des posters offerts

Cinquième place, la classique : « Les 101 Dalmatiens », la version avec de vrais chiens et Glenn Close en Cruella. Le film est sorti chez nous au printemps 1997, j’avais donc six ans et j’étais en pleine fixation sur les dalmatiens. J’en faisais collection, en peluche, en porcelaine, en n’importe quoi. Aujourd’hui j’ai sérieusement limité le nombre, mais on continue de m’en offrir de temps en temps, ce qui prouve que la réputation vous colle à la peau. C’était l’époque où les jouets du McDo étaient des dalmatiens, et on avait eu deux affiches du film en cadeau. Elles ont fini dans la chambre que je partageais avec ma soeur, celle qui était blanche avec des coquillages rouges et bleus incrustés dans le mur. Je les aimais bien, ces coquillages.

Quatrième place et médaille en chocolat : « Anastasia », le dessin animé de Don Bluth sorti en 1997. Elle est belle, non ? On m’a offert la VHS et j’ai dû l’user jusqu’à la corde, avec la bande qui commençait à faire des vagues à force de rembobinages. L’affiche est arrivée un peu plus tard et elle est restée des années. Je crois que c’est le premier film qui m’a donné envie de savoir si l’histoire était vraie, et je me souviens d’avoir posé à ma mère des questions sur la Russie auxquelles elle n’avait pas franchement de réponse un mercredi après-midi.

L’adolescence, ou le règne des sagas

Troisième place et médaille de bronze : « Harry Potter à l’école des sorciers ». Fin 2001, j’avais onze ans, l’âge parfait, celui où on attend sa lettre pour de vrai. L’affiche avec les trois gamins devant Poudlard est restée au-dessus de mon bureau pendant une éternité. Je précise que j’avais lu les livres avant, ce que je n’ai jamais manqué de rappeler à qui voulait l’entendre, avec toute la modestie dont un enfant de onze ans est capable.

Deuxième place : « Le Seigneur des Anneaux, la Communauté de l’Anneau ». Même hiver, autre choc. Je n’avais pas lu Tolkien à ce moment-là et je suis sortie du cinéma dans un état bizarre, avec l’impression d’avoir passé trois heures ailleurs. L’affiche a pris la place d’honneur sur la porte de l’armoire, ce qui a beaucoup amusé mon père, qui trouvait que ça faisait « sombre pour une chambre de fille ». J’ai enchaîné avec les livres dans la foulée, et voilà comment on devient la personne qui corrige les gens sur les différences entre le film et le roman. Je m’excuse platement auprès de mes camarades de sixième.

Première place, et personne n’est surpris : « Orgueil et Préjugés », version 2005. J’avais quinze ans, j’ai vu le film, j’ai lu Jane Austen dans la foulée, et ma vie de lectrice a pris le virage qu’elle n’a plus jamais quitté. Cette affiche a remplacé toutes les autres, et elle a tenu jusqu’à mon départ pour la fac. Elle est d’ailleurs toujours dans un carton chez mes parents, soigneusement roulée, parce que je suis incapable de la jeter. Je ne suis pas sûre qu’un poster de film soit ce qu’on met dans une chambre d’assistante à vingt-trois ans, mais l’idée m’a traversé l’esprit, je l’avoue.

En regardant ce classement, je me rends compte que mes murs racontent exactement la même histoire que ma bibliothèque : des chiens, une princesse, deux sagas, et l’Angleterre au bout. Rien de très mystérieux, mais ça a le mérite d’être honnête. Il manque quand même une catégorie dans ce top : les affiches que j’aurais voulu accrocher et que je n’ai jamais trouvées. Celle du « Temps d’un été », par exemple, que je cherche encore.

Et vous, qu’est-ce qui a survécu au-dessus de votre lit pendant vos années collège ? Racontez-moi vos hontes, je promets de ne pas juger. Enfin, presque pas. On se retrouve demain, parce que oui, il y a un autre TFMA qui arrive, et celui-là parle de fringues.

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